Projet réalisé par Daria Sergienko sous la direction d'Amandine Alessandra,
modèle: Hashem Ali
École de design, UQAM, 2024
Lorsque MidJourney a été lancé à l'été 2022, j'étais immédiatement captivée. Internet s'est rapidement rempli d'images époustouflantes et hyperréalistes qui redéfinissaient notre perception de la réalité. J'ai appris à utiliser l'outil avec enthousiasme, mais cet engouement s'est rapidement transformé en malaise. Les réseaux sociaux ont été envahis par des photos semi-réalistes, et, de manière troublante, beaucoup de gens croyaient que les visages générés par l'IA étaient réels.
L'évolution rapide de l'IA est à la fois fascinante et inquiétante. Bien que des outils comme ChatGPT aient transformé notre quotidien, ils brouillent également la vérité et remettent en question notre perception de la réalité. Cette dualité—enthousiasme et crainte—caractérise ma relation avec l'IA et a inspiré ce projet.
J'ai voulu explorer comment l'IA et la réalité sont désormais inséparables. Pour mon projet, j'ai utilisé un masque imprimé d'un visage généré par MidJourney, porté par un modèle et photographié tel quel. Photoshop n'a servi qu'à des ajustements mineurs de couleur et de lumière, garantissant que le masque reste inchangé. Malgré la simplicité de la mise en scène, le résultat est étonnamment convaincant.
Le résultat met en lumière l'ambiguïté troublante de notre époque. À première vue, la personne sur la photo semble réelle, bien qu'elle n'existe pas. Cette tension reflète la réalité troublante dans laquelle nous vivons, où les images générées par l'IA imitent parfaitement la vérité, nous obligeant à questionner ce que nous voyons et les implications d'un tel monde.